Je regardais hier soir, en finissant de travailler, une pancarte placée dans l’ère d’entrée du Wal-Mart indiquant le montant cumulatif pour venir en aide aux haïtiens. À cette pensée, une autre apparait dans mon esprit. Pourquoi donné tant à des gens qui sont si loin, alors qu’il y a des sans-abris à deux coins de rue qui ne demande que votre aide.

Ceci est une question de non-sens. Et ce non-sens vient du fait qu’on ne fait rien, ou presque rien, face aux itinérants. C’est impardonnable. Je sens un certain vouloir de la population québécoise à cacher ce problème. Et à cause de ça, on se repent de nos remords en donnant généreusement à Haïti.

C’est quoi votre problème? Vous devriez avoir honte. Je sais, je ne suis pas le mieux placé pour parler, mais je dis haut et fort un fait qui se doit de sortir de l’ombre. Si t’es près à offrir 5$ pour venir en aide aux Haïtiens, tu es près à offrir la même chose au sans-abri au coin de la rue.

Pensez-y et bonne journée
 
 
Sue's Dreams

Qui n’a pas entendu parler des Poules à Colin durant la dernière année? Et bien, moi je les ai découverts pour tout dire un peu avant Mémoire et Racines, j’ai adoré et je retourne voir ces charmantes demoiselles demain soir à l’Interlude de Joliette dès 20 heures. Le prix d’entrée est de seulement 5$. Venez voir ce groupe de la relève trad plein de saveur!


Donc, pour ma chronique Un air de mardi, je vous invite à écouter la pièce Sue’s Dreams que vous pourrez entendre demain soir. Bonne journée!

Titre: Sue's Dreams
Album: Non endisqué
Groupe: Les Poules à Colin
Site Web: www.lespoulesacolin.com

 
 
Voici une nouvelle chronique que je ferais tous les mardis. Je vous ferai part d’une pièce traditionnelle (chanson, complainte, reel, valse) que j’aime bien écouter.

La maison de glace / Le printemps

Il y a de ces airs qui font nous font dressé le poil sur l’échine dorsale. Par la magnificence de l’interprétation. C’est l’effet que me donne la pièce La maison de glace / Le printemps de l’album 1-2-3 des frères Brunet. C’est une suite de deux airs qui me font voyager dans mon passé. Ils me rappellent ces moments joyeux où je me suis senti le mieux!

C’est donc ma pièce du mardi.

Titre: La maison de glace / Le printemps
Album: 1-2-3
Groupe: Les Frères Brunet

 
 
Nous sommes rendus à la mi-janvier. Nous digérons tranquillement la dinde et les atacas. Moi, je me questionne d’ores et déjà à savoir les artistes qui participeront au Festival Mémoire et Racines 2010. Étant un amateur maniaque de trad, je lance mes pronostiques qui risque, bien entendu, de changer au fil des mois.

Commençons avec le groupe Baqqhus. Pourquoi le dieu du vin? Premièrement, ça fait un petit deux ans qu’ils ne sont pas venu au FMR. La deuxième raison est qu’ils ont sorti un nouvel album à l’automne qui est franchement bon.

L’autre groupe que je verrais bien au festival, s’en est un de la relève St-Cômienne. Je parle du quatuor 2x4. De très bonnes chansons, qui sont très bien délivré par un duo de sœur aussi charmante l’une que l’autre que les sœurs Bordeleau. Elles sont accompagnées par les galants jeunes hommes que sont JF Branchaud et Danny Baillargeon.

Tant qu’à être dans les terres de la capitale, aussi bien y rester. Il y a un groupe qui célèbre ses vingt ans cette année. Je parle d’Hommage aux Aînés. S’il y a un groupe qui mérite d’être à la XVIe édition du festival, c’est bien eux. En plus, ils doivent sortir un album au courant de l’année. De plus Martin Bordeleau me doit une chanson que je lui demande depuis près de trois mois. Il y a aussi le facteur Simon Riopel qui pourrait très bien y être si le groupe Ni Sarpe Ni Branche se pointe aux festivités.

Il y a un groupe que j’ai découvert par l’entremise de Marc-André Arsenault du groupe Ancestrum. C’est les frères Lemay. Ça ressemble un peu à la Giroflée et au Jour d’la dîme. Très intéressante relève dont le premier album est très réussi.

Il se pourrait que l’on puisse revoir le groupe Mythes et Légendes en compagnie du Grand remous. Un groupe que j’aimerais bien voir, pour la première fois, c’est Vishtèn. Excellente formation acadienne qui fait une musique sentie.

Bien sûr, ce ne sont que des spéculations, mais les rêves sont permis. Le mois prochains, je reviendrai avec d’autres groupes dont je souhaiterais la présence.

1-2-3 Gorgé!
 
 
Quand je rencontre des gens, on me demande à tout coup si je vais bien. À tout coup, je leur réponds par l’affirmative ou à la Ron Fournier. Mais à l’intérieur, au plus profond de ma conscience je sais que c’est faux. Je suis pris à me torturer l’esprit, jour après jour, jusqu’à ne plus pouvoir dormir. Mais pourquoi suis-je si torturé?

Quand je repense à mon secondaire, j’ai l’impression que j’ai rien fait qui vaille. Toujours à me recroqueviller sur moi-même et à ne vouloir parler à personne. J’ai l’impression d’être, encore aujourd’hui à 20 ans, qu’un élève de première secondaire. Je n’ai aucunement connu ce que les autres ont connus. Soit par conviction, par gêne ou simplement à cause d’une méfiance que j’ai envers autrui.

Étrangement, cette méfiance que j’ai me porte à faire totalement le contraire. Je sais que cette contradiction est néfaste, puisque je finis toujours par me retrouver seul. Je crois que le fait que je ne veuille être seul est du à la peur. J’ai peur d’être seul, c’est pourquoi je recherche la compagnie. Mais souvent, je finis par perdre le contrôle de ma personne et à envoyer promener ceux que j’appelle « amis ».

Mais la peur de l’amitié avec autrui est une conséquence du comportement du paternel. Je déteste d’ailleurs parler de ce dernier, car il essai de détruire ma vie comme il a détruit la sienne. Il m’empêche de vivre pleinement ma vie. Il est une de ces personnes qui détruit toute confiance et qui n’amène que désarrois autour de lui.

C’est donc rare, même inenvisageable, que j’invite du monde à venir à la maison. C’est une des raisons pourquoi je n’ai jamais sortie avec quelqu’un. J’ai trop honte pour le présenter à qui que se soit. Il n’est qu’une loque finie dont je me demande comment il fait pour être encore en vie.

Je conclue donc en disant que mon père est en train de scraper ma vie. Je ferai donc comme ma sœur et dans moins de trois ans, je partirai vivre à Montréal.
 
 
Quand j’y pense, cela fait trois ans et demi que mon bal des finissants au secondaire a eu lieu. À l’époque, je ne savais aucunement quoi faire de ma vie. Cela a pris trois ans et demi à bien me connaître, mais je ne vois qu’une parcelle de vérité au bout de mon chemin. Je sais depuis un certain temps que je suis destiné au milieu culturel et artistique.

Des cours de théâtre au secondaire, à ceux de ma quatrième session en cinéma au Cégep Régional de Lanaudière à Joliette, en passant par l’école aux adultes, trois ans et demi se sont écoulés. Après avoir fait ce parcours, je sens que je n’ai pas fait cela en vain. Je me suis inscrit, à l’automne 2008, en Cinéma et arts médiatiques, car mes ambitions étaient encore floues.

Mais les trois sessions de Cégep que j’ai dans le corps m’ont permis d’approfondir la perception que j’ai de moi-même. J’ai découvert des talents qui doivent être développés. Ces talents m’ont poussé à acquérir mon premier appareil-photo réflex : un D40 de Nikon. Cette acquisition s’est produite il y a trois mois, soit le 5 novembre 2009. Depuis, les événements m’ont poussé à réfléchir et me forcent à constater que la photographie sera mon champ d’études. Des études qui se feront au Cégep du Vieux-Montréal.

J’en ai glissé mot à quelques personnes et une d’elles m’a répondu de telle façon que ça me porte à réfléchir. Ce n’était pas tant que j’aille dans ce collège montréalais, mais du pourquoi ne pas arrêter le programme que je suis en train de faire puisqu’il ne me sera d'aucunes utilité. Je lui ai répondu que je ne voulais pas abandonner aussi près de la ligne d’arrivée. Mais plus j’y repense et une nouvelle réponse se porte à mes lèvres.

Le programme d’Arts et Lettres, dans lequel je suis présentement, me sera toujours d’une grande utilité. J’ai appris, lors du visionnement d’un film, à le critiquer. À prendre conscience des détails qui reviennent dans la filmographie des réalisateurs. Ce sont là deux exemples qui, à mes yeux, vaillent la peine de vouloir finir ce programme.

C’est ainsi que trois ans et demi plus tard, je me retrouve à la croisée des chemins. Prenant la bonne route, cette fois-ci. En espérant que ce soit la bonne. Cela a pris trois ans et demi à m’en rendre compte. Et cela prendra encore deux ans et demi avant que je ne prenne la route en direction de la grande ville. Pourquoi deux ans, me dites-vous? Parce que je me donne ce temps pour me préparer mentalement à la grande ville.

D’ici là, je vous souhaite une bonne session en cet hiver 2010.
 
 
   C’est sous les recommandations incessantes du paternel que je finis par prendre la route en direction de la grande ville. J’ai tout avec moi. Mon GPS, mon Nikon, un double de clé de char, le téléphone à ma mère, mais je m’aperçois, rendu à Repentigny, que j’ai oublié le plus important : le billet. Donc, on retourne à Joliette.

   Billet en main, je reprends la route en direction de la métropole. C’était un peu long, surtout lorsque l’habitude n’y est pas. Mais finalement, j’aperçois le temple du hockey. Je suis tellement subjugué par la grandeur du lieu, que je dois faire un détour pour revenir au Centre Bell. Après avoir déniché un stationnement cautionnant la modique somme de quinze dollars, je sors enfin du véhicule et me dirige vers la fameuse Place du Centenaire. Aussi bien aller voir ça pendant qu’on y est. Après une dizaine de minutes à contempler les lieux et à prendre des photos, je me rends au point de rencontre forumesque qui est la Cage aux Sports.

   Arrivé sur le seuil du portique, je constate que je suis le premier arrivé. Du coup, le téléphone sonne et c’est ma maman. Elle me demande si tout a bien été. Et pendant que je suis en train de discuter au téléphone, qui est-ce que je ne vois pas arriver? Bozo et momo1234, presque aussitôt rejoins par la_pingouine. On prend donc place à une table et on commande un breuvage pour commencer. Ça jase, on prend des photos et l’on s’amuse. Arrive ensuite funfestival et mokonangii qui arrivaient avec les fameux chandails du forum du peuple. Quelle splendeur! Finalement sont arrivés les Cousins et Toaster. Je vous salue!

   Après avoir payé mon adition, qui fut rectifiée suite à une tentative de momo1234 à vouloir se faire payer un panini de ma main, nous allons attendre dans le froid pour un bon trois heures. À 18 h, nous avons célébré, dans la file d’attente, la nouvelle année française. Un pur plaisir! À 19 h 25, ils décident de nous faire entrer dans le portique. Enfin, car mes pieds criaient le martyr. L’attente était insoutenable. On avait tous hâte qu’ils ouvrent les portes. Ils les ouvrent et on fonce droit sur la barrière en avant de la scène.

   On attend donc, une attente minime et réconfortante par rapport avec le froid arctique de l’extérieur. Arrive 20 h 30 et le groupe Norouet s’amène sur scène. Le groupe est formé de la belle Stéphanie Lépine au violon et à la voix, d’Éric Beaudry (Guitare, Bouzouki irlandais, pieds, voix) pour qui tout projet s’avère être un succès assuré, Christopher Layer (Flûte, cornemuse) venant directement de New York et Patrick Graham, talentueux percussionniste de Montréal. J’avais tellement hâte de voir cette première partie. L’amateur de trad que je suis ne pouvait manquer cette magnifique musique. D’ailleurs, momo1234 est converti au groupe Norouet. J’ai trouvé ça trop court par contre. Moi qui voulais au moins une pièce de La Galvaude. Meilleure chance la prochaine fois.

   S’en suit la performance de Vincent Vallières. Excellent artiste, même si je l’écoute pas vraiment. Puisque j’ai moins trippé, j’en ai profité pour prendre quelques photos de lui et de ses musiciens. Mais bon, on passe au repas principal?

   Repas principal, c’est peu dire. On a eu droit à la tourtière, aux atacas et tout le tralala! Les Cowboys étaient en feu. Quatre chansons ininterrompues pour débuter ce set endiablé. J’ai adoré la réaction de Marie-Annick quand elle a vu ma pancarte en arrivant sur scène! C’était du délice d’entendre Voyou et Su mon big Wheel! Mais mon moment préféré fut quand Norouet débarqua sur scène pour jouer La tête haute, Histoire de Pêche, La Reine et bien entendu Titi Tancrède / Le reel d’la fesse. Du délice! Mais l’allégresse, c’était trop drôle, mais j’aurais apprécié un autre petit reel du genre Le reel de médeux ou bien Sleepy Maggy endisqué par La Galvaude. En tout cas, après l’allégresse, le décompte du Nouvel An, d’après la montre invisible de Karl, démarre sur… les étoiles filantes! S’en suit Le Shack et le retour de Vallières pour chanter le troisième couplet. Encore une heure de spectacle et celui-ci se termine sur les airs d’Un p’tit tour et de Rentre à pied.

   Quelques photos forumesque plus tard, je retourne en direction de ma voiture sous la neige. Je suis arrivé chez nous à 3 h 45. Mon foutu GPS m’a fait passé par l’ouest cibole.

                                                                                                   En tout cas, bonne année 2010 à tous.
 
 
Crédit: Guillaume Morin
Les poules à Colin
L’été dernier, le groupe les poules à Colin faisait sensation sous l’une des tentes du festival de chansons et de musique traditionnelle qu’est Mémoire et Racines. Ces jeunes sont les enfants de musiciens ayant laissé leurs traces sur la scène trad québécoise. Certains se questionnent, à savoir pourquoi des jeunes adultes, tout juste sorties de l’adolescence, décident de jouer des reels. Pour cela, il faut briser les préjugés.


À entendre ces mêmes personnes, la musique trad n’est que passée et doit être oubliée. Mais selon Marcel Ducharme, porteur de tradition, habitant la région de Lanaudière, « cette musique fait partie de notre vie. Je répète souvent que c’est pour nous une chose viscérale. C’est aussi une musique du peuple pour le peuple d’où le mot folklore. FOLK vient du mot anglais qui signifie ¨peuple¨ et LORE la ¨connaissance¨. Mieux traduit par Art traditionnel du peuple ». Alors, la musique et le chant traditionnel sont un art loin d’être oublié puisqu’il est en constante évolution et la nouvelle génération est là pour la faire perdurer. Alors pourquoi est-elle si mal vue dans la société québécoise?


Marc-André Arsenault, membre fondateur du groupe Ancestrum, croit que « nous l’avons associé à la musique country trop longtemps, puisque ces artistes faisaient ce genre de mélange et c’est devenu un poison pour le trad ». Monsieur Ducharme renchérit en mentionnant, avec justesse, que les années cinquante n’ont pas aidé à se départir de ces vieux mythes. L’émission de La soirée canadienne qui jouait à Télé-métropole, n’aide pas, encore aujourd’hui, à nous départir de ces préjugés.


Mais ces mêmes préjugés n’ont pas enlevé le goût aux jeunes d’oublier. Et ce, même si elle a eu un relâchement dans les années 80 avec la défaite du référendum. Au courant des années 90, quelques groupes sont sortis de l’anonymat pour faire connaître la musique traditionnelle. Comme le déclare Marc-Hugo Dupré, animateur d’une émission traditionnelle à la radio de CFNJ : « L’intérêt pour le trad est cyclique. Et la dernière vague m’étonne puisqu’elle ne s’essouffle pas. Ça fait plus de 15 ans qu’elle dure. » Le nombre de groupes traditionnels monte en flèche depuis quelques années. On a vu éclore une nouvelle vague, au courant des années 90, de musiciens talentueux dont la liste ne cesse de s’accroître. Des groupes de renoms se sont formés et déformés, tels La Légende ou La Galvaude, pour en reconstruire de nouveaux.


Mais ces derniers, qui à l’époque amenaient un vent de fraicheur, doivent laisser une place à la nouvelle génération de musiciens qui sortent tout juste du secondaire. Les anciens voient cela d’un très bon œil. Marcel Ducharme se dit même « absolument émerveillé par la performance de ces jeunes-là. Premièrement, ils ont une formation musicale qu’il nous était impossible d’obtenir et ils prennent le temps de pratiquer. Ce qui nous était encore plus difficile de faire. Lorsque j’ai commencé à travailler, la semaine de travail était de 60 heures. Soit six jours par semaine, de sept à dix-huit heures ».


L’« Art traditionnel du peuple » est là pour rester, grâce à ces jeunes qui n’ont pas peur de se faire regarder de travers, puisque c’est une musique comme toutes les autres. Et s’il n’y avait pas cette relève, les chansons et les airs de violon disparaîtraient avec ces porteurs de tradition qui nous sont si précieux.


Merci à mes trois sources que sont Marc-André Arsenault, Marc-Hugo Dupré et Marcel Ducharme. Sans eux, je n'aurais pas pus écrire cet article.
 
AdisQualifié 10/30/2009
 
  Le 26 octobre dernier, avait lieu l’autre gala de l’industrie. À cette occasion, vingt-quatre Félix ont été distribués. Par contre, les récipiendaires ne sont pas toujours ceux qui devraient l’être. Pour ceux qui ne le savent pas, le mode de d’attribution des prix prend forme ainsi : 60% des votes proviennent du jury et le 40% qui reste, vient du total des ventes.

  Cette attribution est injuste, puisque les groupes plus marginaux, n’ont souvent pas la chance de gagner. Dans la catégorie traditionnelle, le gagnant était les Charbonniers de l’enfer, en collaboration avec la Nef pour La traverse miraculeuse. Le problème, c’est qu’ils ont gagné grâce aux ventes d’albums. La Bibournoise de Genticorum aurait mérité un meilleur sort, tout comme celui de Bon Débarras. Ils n’auraient peut-être pas remporté la statuette, mais ils auraient eu une meilleure chance.

  Si le mode d’attribution ne change pas, les artistes moins connus n’auront jamais la visibilité qu’ils ont droit. Arrêtez de prendre en considération les ventes et ne prenez en compte que les éléments artistiques. Le Gala de l’Adisq récompensera-t-elle, l’an prochain, les plus méritants ou les meilleurs vendeurs? À suivre…
 
 
Picture
Dentdelion / La tondeuse
Vendredi midi, profitant de cette heure de repos pleinement mérité, j’ai décidé d’aller prendre une marche au centre-ville. J’avais déjà d’en l’idée de me procurer un album trad, mais ne sachant lequel je m’achèterais, j’ai attendu de voir ceux qu’ils avaient en magasin. J’ai donc passé le portique de l’Encan du disque. Je regarde. Rien qui n’attire mon regard en particulier. Je lève ma tête et quel plaisir! L’album de Dentdelion, La Tondeuse, est le second de la formation. Fondé en 1994 par Claude Méthé (violon, voix, guitare) et Dana Whittle (guitare, voix, podorythmie, accordéon), le duo est devenu depuis un quintette avec l’arrivée de Denise Levac (flute, voix), son fils Colin Savoie-Levac (guitare, banjo, voix, mandoline, mandola, podorythmie) et Béatrix Méthé (violon, voix) qui est la fille de Claude et de Dana. On entend aussi, les autres membres de la formation Les poules à Colin (Éléonore Pitre, Marie Savoie-Levac et Sarah Marchand) qui participent à l’album.

Donc, après avoir été à mon cours de badminton, je me pointe enfin chez moi et je m’installe devant mon ordinateur. Je déballe la pochette et l’ouvre. La première chose que je remarque, c’est la pochette qui est remarquable. Une belle finition dans la photographie et la présentation. Je prends donc le disque compact et l’introduis dans le lecteur. Transfert le tout dans mon disque dur et commence l’écoute…

La première chose que j’me suis dit à ma première écoute de l’album, c’est que ça sent le printemps à la campagne. C’est frais et ça s’écoute bien. Les instruments sont bien maîtrisés ainsi que le mixage et que la prise de son a été efficace. Les pièces qui, pour l’instant, m’intéressent sont Les becs (qui est un coup de cœur depuis que je l’ai entendu à la série T-shirt, jeans, basket 2008), la rose et le lilas ainsi que Mon papa. Cette dernière pièce est très intéressante dût, entre autre, à l’utilisation du canon qui rend la chanson presque mystique. Aussi, on a droit à une très belle version de Jolie cœur de rose ayant comme titre Le galant noyé. Mais la pièce qui se détache de l’album est sans contredit la reprise de la tondeuse. Vingt-et-une secondes de vrombissement doux à l’oreille!

Bref, ce second opus de Dentdelion est à se procurer, mais je crois que son écoute s’essoufflera après quelques répétitions contrairement à certains albums récents. Je n’ai qu’à penser aux seconds albums de Galant, tu perds ton temps et de Norouet. La tondeuse est au final, un album simple, sans prétention, qui saura charmer l’amateur de musique traditionnelle en quête de nouveautés.