La première fois que j’ai pensée, je ne peux le dire, car la mémoire me faille. Je peux avoir pensé à une simple petite chose anodine, rien de spectaculaire, mais qui m’ait profondément inquiété. Je ne pense pas, je vis. Je vis le moment du quotidien pleinement. J’ai horreur de me questionner sur une réponse insipide. Je n’ai jamais pensé, car je déteste faire ce geste. C’est une perte de temps de s’arrêter pour penser. Aussi bien le faire en marchant. Mais le marchand ne pense-t-il guère au mendiant, qui lui, au contraire de celui qui le regarde de haut, est heureux malgré tout.

Alors que j’écris ces lignes, j’ai l’illusion d’une première pensée. Mais je la ballais du revers de la main. J’aime mieux faire le vide dans mon esprit, au lieu que celui-ci déborde de notions purement incompréhensibles. Certains croiront que je suis fou, mais que pensent-ils pour juger les gens. Que ceux pensant pareillement, fou ils seront. Mais ce n’est pas à moi de penser ce qu’ils devraient scander sur la place du marché. Mais les fous ont-ils raison de penser avoir raison plus que d’autre? Car la vérité est fausse, et une fausse vérité est pire qu’un mensonge dissimulé.

Pensons-y et nous aurons droit à notre première pensée.

 
 

Samedi dernier, je suis monté à St-Côme pour voir le spectacle de la formation La Giroflée. J'avais aussi apporter ma caméra. Donc, voici la vidéo de ce spectacle présenté à guichet fermé au centre Marcel-Thériault.