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Dentdelion / La tondeuse
Vendredi midi, profitant de cette heure de repos pleinement mérité, j’ai décidé d’aller prendre une marche au centre-ville. J’avais déjà d’en l’idée de me procurer un album trad, mais ne sachant lequel je m’achèterais, j’ai attendu de voir ceux qu’ils avaient en magasin. J’ai donc passé le portique de l’Encan du disque. Je regarde. Rien qui n’attire mon regard en particulier. Je lève ma tête et quel plaisir! L’album de Dentdelion, La Tondeuse, est le second de la formation. Fondé en 1994 par Claude Méthé (violon, voix, guitare) et Dana Whittle (guitare, voix, podorythmie, accordéon), le duo est devenu depuis un quintette avec l’arrivée de Denise Levac (flute, voix), son fils Colin Savoie-Levac (guitare, banjo, voix, mandoline, mandola, podorythmie) et Béatrix Méthé (violon, voix) qui est la fille de Claude et de Dana. On entend aussi, les autres membres de la formation Les poules à Colin (Éléonore Pitre, Marie Savoie-Levac et Sarah Marchand) qui participent à l’album.

Donc, après avoir été à mon cours de badminton, je me pointe enfin chez moi et je m’installe devant mon ordinateur. Je déballe la pochette et l’ouvre. La première chose que je remarque, c’est la pochette qui est remarquable. Une belle finition dans la photographie et la présentation. Je prends donc le disque compact et l’introduis dans le lecteur. Transfert le tout dans mon disque dur et commence l’écoute…

La première chose que j’me suis dit à ma première écoute de l’album, c’est que ça sent le printemps à la campagne. C’est frais et ça s’écoute bien. Les instruments sont bien maîtrisés ainsi que le mixage et que la prise de son a été efficace. Les pièces qui, pour l’instant, m’intéressent sont Les becs (qui est un coup de cœur depuis que je l’ai entendu à la série T-shirt, jeans, basket 2008), la rose et le lilas ainsi que Mon papa. Cette dernière pièce est très intéressante dût, entre autre, à l’utilisation du canon qui rend la chanson presque mystique. Aussi, on a droit à une très belle version de Jolie cœur de rose ayant comme titre Le galant noyé. Mais la pièce qui se détache de l’album est sans contredit la reprise de la tondeuse. Vingt-et-une secondes de vrombissement doux à l’oreille!

Bref, ce second opus de Dentdelion est à se procurer, mais je crois que son écoute s’essoufflera après quelques répétitions contrairement à certains albums récents. Je n’ai qu’à penser aux seconds albums de Galant, tu perds ton temps et de Norouet. La tondeuse est au final, un album simple, sans prétention, qui saura charmer l’amateur de musique traditionnelle en quête de nouveautés.

 


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